Trois ajustements majeurs dans la réglementation suisse et leur impact à Genève
Transparence renforcée, adaptation nécessaire
La Loi sur les Services Financiers (LSFin) modifiée en 2025 a bousculé la pratique quotidienne des cabinets à Genève. Les nouvelles exigences de transparence et d’information ont obligé les professionnels à revoir leurs procédures d’accueil et leurs supports de communication. J’ai observé une hausse des audits internes et une adaptation progressive des outils de gestion. Un responsable conformité m’a confié que l’effort initial est lourd, mais la clarté procédurale qui en découle renforce la confiance des clients. Cette transition, bien que complexe, devient un catalyseur pour repenser les méthodes internes.
Focus sur l’adéquation et la vigilance accrue
Depuis la réforme de 2025, l’évaluation de l’adéquation des services occupe une place centrale. J’ai participé à un atelier pratique où chaque cas fictif était passé au crible : objectifs du client, profil de risque, historique. Les outils digitaux jouent ici un rôle clé, automatisant certaines vérifications, mais la dimension humaine demeure irremplaçable. Plusieurs spécialistes insistent sur l’importance de la formation continue pour rester à jour, surtout avec l’évolution rapide des exigences réglementaires.
L’instauration de contrôles périodiques par des entités externes a marqué un tournant. Les institutions genevoises multiplient désormais les audits, parfois perçus comme intrusifs. Cependant, ces contrôles renforcent la crédibilité du secteur à l’échelle internationale. J’ai recueilli des retours contrastés : certains voient dans ces démarches un surcroît administratif, d’autres y trouvent une occasion d’améliorer la rigueur et la traçabilité de chaque processus.